Epargne-pension : via une assurance ou un fonds bancaire ?



Vous avez tout intérêt à épargner pour votre pension, et vous ne savez que trop bien. La question est toutefois de savoir quelle est la meilleure façon de vous y prendre. Allez-vous vous contenter d’épargner ou d’investir, ou allez-vous tenter d’en tirer un avantage fiscal ? Devez-vous vous adresser à une banque ou à un assureur ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.


Le Belge, grand adepte de l’épargne

En Belgique, plus de 250 milliards d’euros sont immobilisés sur des comptes d’épargne. Quand on sait que l’intérêt sur ces comptes est presque inexistant, c’est plutôt dommage. Il existe évidemment d’autres méthodes permettant de se constituer une réserve pour la pension ; des méthodes qui rapportent plus, comme l’épargne-pension, par exemple. En effet, rien qu’avec la réduction d’impôt annuelle qu’elle vous offre, cette dernière vous rapporte un avantage de 30% ! C’est-à-dire que vos impôts sont réduits de 30% du montant que vous versez pour l’épargne-pension. Ainsi, si vous versez 500 euros, cela vous permet de payer 150 euros d’impôts en moins.

Il s’agit donc bel et bien d’une épargne avec un rendement de 30%. Pour être complets, il nous faut préciser qu’à votre 60e anniversaire (dans le cas d’une carrière normale), 8% vous sont réclamés, mais cela vous offre quand même une belle épargne.


À la banque

Si vous vous adressez à une banque afin d’épargner pour votre pension, vous souscrirez à un fonds  d’épargne-pension. Ce fonds investira en actions et obligations. En fonction de votre profil  (c’est-à-dire selon que vous soyez en mesure ou non de supporter les fluctuations boursières), le fonds investira plus ou moins en actions ou en obligations. Quoiqu’il en soit, vous investirez toujours pour au moins 25% en actions et au maximum pour 75% en obligations, ou inversement. Pour vous rassurer quelque peu, sachez que les actions – en raison de leurs plus grandes oscillations – rapportent plus à long terme que les obligations.  

En fin de parcours (à votre 60e anniversaire), 8% vous seront aussi réclamés, mais bizarrement, le fisc ne les retiendra pas sur la réserve que vous avez constituée jusque-là. Il part du principe que vous avez réalisé, année après année, un rendement de 4,75%. Il calculera et retiendra ces 8% sur les versements annuels que vous avez effectués, plus un rendement fictif de 4,75%. Supposons que votre fonds ait donné moins de 4,75% de rendement, vous payerez alors plus d’impôts. En ce qui concerne la banque, l’affaire est close.


Chez l’assureur

L’assureur examinera lui aussi votre profil. En fonction de celui-ci, vous pourrez investir dans des fonds selon les mêmes règles qu’à la banque. Mais il y a plus. Supposons que vous ne veuillez absolument pas de ces oscillations de la bourse : vous pouvez alors choisir une assurance épargne-pension avec une protection du capital. Cela vous donne une sécurité tout en vous permettant de profiter d’un rendement de 30% d’avantage fiscal. De plus, l’assureur peut également vous octroyer une participation bénéficiaire supplémentaire qui ne sera jamais taxée. Etant donné qu’actuellement, le taux d’intérêt est faible, cette possibilité n’offre cependant pas beaucoup de rendement. 

Si investir dans des fonds ne vous dérange pas, il existe des assureurs qui, sur la base de votre profil évidemment, investiront vos versements dans des fonds selon les mêmes règles que la banque : au maximum 75% en actions, etc. Cela veut-il dire que vous profiterez des mêmes placements qu’à la banque ? L’investissement de la partie épargne de vos versements sera effectivement à peu près le même, mais vous pourrez aller plus loin.

En effet, vous vous adressez à un assureur. Cela signifie que vous pouvez en profiter pour obtenir davantage de protections. Vous pouvez par exemple prévoir une couverture décès et faire ainsi en sorte que, si quelque chose vous arrive, vos enfants et votre conjoint reçoivent un extra pour poursuivre leur route. Vous pouvez également veiller à recevoir une réserve supplémentaire si vous deviez être touché par une invalidité suite à une maladie ou à un accident. Vous l’aurez compris, un assureur a bien plus à vous offrir qu’une simple épargne-pension.

Et qu’en est-il de ces 8% d’impôt à payer au terme ? En ce qui concerne l’assureur, le fisc part de la réserve réelle (sans participation bénéficiaire). Il ne va donc pas utiliser un taux fictif de 4,75% comme pour la banque, mais calculer les 8% sur ce que vous avez réellement constitué avec les versements (sans participation bénéficiaire). Une façon honnête de procéder.

Si nous résumons tout cela dans un tableau, nous obtenons ceci :


Conclusion

  • L’épargne-pension vous rapporte de toute façon 30% d’avantage fiscal.
  • Chez l’assureur, vous aurez davantage de possibilités qu’à la banque (et vous pouvez éviter la Bourse).
  • Le rendement des fonds auprès de l’assureur est similaire à celui de la banque.
  • Chez l’assureur, vous pouvez introduire des garanties supplémentaires ; à la banque, pas.
  • Chez l’assureur, vous êtes imposé en fin de parcours sur la réserve réelle. À la banque, le fisc part d’un rendement fictif (4,75%).


Vous souhaitez, en plus de l’épargne-pension, épargner encore plus pour obtenir en fin de compte davantage que sur votre livret d’épargne ? Dans les articles suivants, vous trouverez toute une série de solutions pour vous y aider : « Faites d’une pierre deux coups : assurez-vous tout en investissant ! » , « Branche 21 ou 23 : laquelle choisir ? » , « Une assurance-vie pour protéger votre famille ? »  et « Actions ou obligations : quels risques êtes-vous prêts à prendre ? ».

 

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